World War Z

A l’age de 7 ans je jouais déjà à Resident Evil avec mes frères, sur la Playstation. J’étais plutôt douée même si ce n’est pas hyper normal pour une gamine de 7 ans d’aimer poutrer du zombie à cet âge. Bref, tout ça pour dire que le virus T m’avait bien touché à l’époque. J’ai pourtant attendu d’avoir 12 / 13 ans pour amplifier le problème (il y a donc approximativement 10 ans de ça…) en jouant à tous les RE et en achetant les livres/produits dérivés, enfin tout ce qui pouvait se rapporter de près ou de loin aux morts-vivants. Bref une maniaque du zombie quoi. Autant dire que je suis fêlée depuis le berceau.

Il y a peu la mode du zombie s’est installée, grâce (à cause?) du phénomène « The Walking Dead » …

Ça met dans l’ambiance cette série…

En gros tout le monde est devenu fan. Bon, tant mieux quelque part, ça permet de faire connaître des auteurs de la firme royale du Zombie tel que le génial Max Brooks, père fondateur du mythe zombie moderne dans la littérature. Le gars il avait tout pour déplaire quand même à son époque, perché du ciboulot même on pourrait dire. S’attaquer à un mythe que l’on pensait poussiéreux, à la limite du kitsh et en faire un monstre à nouveau cultissime. Avec son roman « World War Z » mais encore « Guide de survie en territoire zombie », il avait tout pour me plaire.

Alors c’est avec un poil d’appréhension hier soir que je me suis rendue au cinéma avec L’Autre pour une petite séance Brad Pitienne pour le film tiré du livre « WWZ ».

C’est qu’on dirait qu’il fait frisquette en territoire zombie !

Bon, pour commencer : je n’aime pas Brad Pitt. Ni l’homme, ni l’acteur. Ça partait donc ultra mal faut le reconnaître. Bon, j’avais pas trop le choix, moi c’était l’ambiance fin du monde qui me branchait donc j’ai assumé le truc et je m’y suis rendue en sachant qu’une partie du film allait me gonfler.

Première impression : esthétiquement le film envoie du lourd. C’est beau, c’est remuant, ça grouille, ça explose, ça grogne, ça saigne: bref c’est du vrai film de zombie. Les effets spéciaux valent le détour, les maquillages des zombies ne sont pas kitsh et sont hyper crédible, bref j’ai beaucoup aimé l’esthétique. Je voudrais avouer que la scène de l’aérodrome coréen m’a particulièrement plu! Sans entrer dans les détails, l’ambiance nuit froide / brouillard était fort plaisante !

Après la fameuse scène du mur d’Israël surmonter par les zombies : wow, et encore une fois wow. C’est une scène remuante, et magnifique niveau FX, sans blagues. N’allez pas chercher plus loin l’essence même de ce film c’est les scènes chocs qui le parsèment.

Hey les gars déconnez pas y’a plus qu’un cookie dans la boîte !

Deuxième impression : Brad. Non. C’est toujours pas possible entre toi et moi. Je n’aime pas ton jeu et je ne te trouve pas crédible. Brad, tu sors.

Troisième impression: Bon sang ce que ce film m’a rappeler mes heures passées devant les RE anciennes générations ! C’était un délice à ce niveau là, la scène du laboratoire était une véritable ode aux jeux vidéos de la fin des années 90 ! Tout y était : le côté cheminement, l’ambiance stressante, les mouvements de caméras gênant : tout ! C’est ce qui m’a le plus plu ! Et en même temps le plus gêné … paradoxe?

Pour une adaptation littéraire j’avais trop l’impression de retrouver les jeux vidéos de mon adolescence… c’était presque frustrant de ne pas retrouver un peu plus de Brooks. Seuls quelques petits témoignages, qui faisaient la force du livre, étaient présents. Dommage…

Et enfin : MAIS C’EST QUOI CE DÉLIRE AVEC LA MUSIQUE DU GÉNÉRIQUE DE FIN BORDAYL ?! Sérieument : j’ai eu l’impression de sortir d’une rave party où tout le monde il est beau et gentil, alors que la fin du film ne donne pas vraiment envie de danser. J’ai vraiment été très perturbée par ce générique de fin… je crois que c’est ce qui m’a le plus chagriné xD *Melu la névrosée*.

Bon, pour le bilan je dirais que c’est un chouette blockbuster, mais cette fichue tendance à « Bradpittiser » l’oeuvre de Brooks m’a pas mal déranger. Le côté Resident Evil m’a vraiment beaucoup plu, mais c’est la nostalgie des vrais jeux de zombie comme on en fait plus qui parle.
Un film à voir pour les effets spéciaux !

Melu.
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